CATEGORIE LANCIA
Lancia fit de nombreux tests de la Stratos en participant, en 1972 et 1973, à plusieurs rallyes, dans la catégorie Groupe 5. À partir de 1973, la Stratos fut produite à 401 exemplaires commerciaux, obligation pour l'homologation de sa version de rallye (en fait, sa version initiale). Cette homologation fut faite pour le championnat 1974. La version de course a bénéficié de modifications du moteur pour le porter à 280 chevaux, puis à 480 chevaux avec turbocompresseur. Cette dernière évolution, permise uniquement dans le Groupe 5, ne fut jamais aussi fiable que les concurrentes de l'époque, conçues sans turbo.
L'efficacité native de la voiture, qui est compacte, légère, au bon équilibre grâce à son moteur transversal central arrière[2], lui a permis de remporter les championnats 1974, 1975 et 1976, avec le pilote italien Sandro Munari. Elle aurait pu gagner d'autres courses, si elle n'avait pas été remplacée par la Fiat 131 Abarth pour raisons de politique commerciale. Mais même sans le support de Fiat, malgré les changements dans la règlementation des rallyes, la Stratos est restée une voiture très compétitive aux mains d'écuries privées : sa dernière victoire a été en 1981, au Rallye du tour de Corse[4], avec Bernard Darniche.
Manifestation organisée par la Scuderia Lancia Integrale les 6 et 7 mai 2006 sur le Pôle Mécanique d'Alès en l'honneur du Centenaire de Lancia. L'Italian Cars Club, invité pour l'occasion, rend hommage à la Scuderia Lancia Integrale par le biais de cette vidéo pour tout le travail accompli, sans aucun soutien officiel.
Conçue par le carrossier Bertone pour Lancia à la fin des années 60, la Stratos a largement marqué son époque en remportant successivement 3 couronnes mondiales de rallye : 1974, 1975 et 1976, sans compter les nombreux titres nationaux, particulièrement en France.
Cette page fait le bilan de l' histoire de la création de cette voiture hors norme.
Vous pouvez aussi retrouver, en cliquant sur le lien :
la carrière sportive, les caractéristiques techniques et quelques images intéressantes de cette voiture hors normes.
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Un peu d'histoire...
Il faut tout d'abord dire que Lancia, et donc FIAT, vers la fin des années 60, ont besoin de victoires sportives. Le rachat de LANCIA et la prise de participation chez FERRARI ont fortement ébranlé le groupe FIAT. Il a donc besoin de rassurer ses salariés et de prouver au public sa compétitivité. De plus, à cette époque Lancia a fort à faire dans sa lutte pour la conquête du titre mondial en rallyes avec sa petite mais brillante FULVIA HF face aux SAAB, FORD Escort aux mains de Roger Clark et Hannu Mikkola et maintenant des nouvelles venues, les PORSCHE et ALPINE. Aussi les dirigeants de LANCIA confient-ils le projet à Cesare FIORIO (jeune pilote retraité mais déjà responsable Lancia des Rallyes !) de pourvoir au remplacement de la Fulvia.
Le chassis
FIORIO a été impressionné par une maquette de Bertone présentée au salon automobile de Turin en 1970. Ce projet était si révolutionnaire que certains de ses concepteurs l'imaginaient plus fait pour l'espace (la stratosphère) que sur nos routes et lui donnèrent un nom évocateur : STRATOS.
C. Fiorio convainquit les responsables de Lancia de construire un véhicule spécifique pour se lancer dans le Championnat International des rallyes et non de partir d'un modèle existant. Il crée ainsi un précédent en faisant construire une voiture pour la faire concourir et non pour la vendre !
Pour Lancia, le problème était d'arriver à construire ce modèle à un nombre suffisant d'exemplaire (500 pour l'homologation) sans générer des coûts exorbitants, c'est à dire sans créer une chaine de montage spécifique et, d'autre part, sans dédier une équipe de techniciens pour effectuer les montages manuellement. Il résolurent ce problème en sous traitant la construction du chassis et de la carosserie en fibre de verre chez le concepteur du modèle, Bertone. L'assemblage final sera assuré chez Lancia.
Fiorio travailla avec Bertone sur la maquette avec nombre d'ingénieurs et une nouvelle maquette, roulante celle-ci, fut présentée au public à Turin en novembre 1971 : c'est la Stratos HF.
Elle possédait un moteur Lancia V4 1,6 l en position centrale arrière dans un chassis monocoque et tubulaire en acier avec un habillage en fibre de verre pour les portières et les capots avant et arrière. Toute la partie arrière, suspensions et moteur est complètement découvrable pour une accessibilité maximale. L'aérodynamique a été particulièrement soignée avec un nez très plongeant et très pointu où sont logés les phares escamotables, le tout surmonté d'une verrière hémisphérique.
Le moteur
Le moteur présenté à Turin en 1971 est trop juste en puissance pour les ambitions de la voiture.
Parallèlement, Enzo Ferrari ne désire plus continuer à produire la Dino 246 sous son nom car elle est équipée d'un moteur ne correspondant pas à la culture de la marque (les célèbres V12). Le moteur qui équipe cette voiture, un V6 2,4 litres 12 soupapes, a été dessiné par le propre fils d'Enzo Ferrari, Dino Ferrari, prématurément décédé en 1956.
FIAT le reprenant à son compte, ce moteur peut être implanté dans un autre modèle....
Cesare Fiorio hérite ainsi du seul V6 Ferrari.
A l'exposition de Turin en 1972, la Stratos est dans une version proche de celle qui va disputer les rallyes.
Remplaçant la S4 au sein du groupe A, la Delta HF 4WD entre dans le monde de la compétition et s'impose rapidement en gagnant le championnat du monde 1987. Si la Delta HF 4WD apparue en 1986 se distingue peu de sa soeur la Turbo i.e d'un point de vue esthétique, son développement est pourtant fortement spécifique et repose essentiellement sur l'adoption de la transmission intégrale. Répartissant idéalement le couple sur les roues, ce système permet d'exploiter au mieux les 165 ch et le couple de 29Mkg (avec overboost) du moteur turbo 2 litres suralimenté dérivé de la Thema. L'overboost d'origine aéronautique agit sur la soupape de décharge, augmentant temporairement la pression d'admission. Une centrale de contrôle d'injection électronique avec capteur de détonation empêche l'enclenchement de l'overboost lorsque le moteur est trop froid ou surchauffé. Deux arbres d'équilibrage suppriment les vibrations, ce qui rend ce moteur aussi stable qu'un six cylindres. C'est avec cette version qu'apparaissent les phares à double foyer, les feux supplémentaires dans le pare-chocs, ainsi que les mini-juppes latérales. Entre 1986 et 1987, Lancia produit et vend 5298 exemplaires de la HF 4WD. Pour l'anecdote, le symbole HF est une contraction de High Fidelity, et doit ses origines au Lancia HiFi Club, fondé en 1960. Le HF Racing Team fondé en 1963, initialement comme simple association de pilotes et clients, devient la branche sportive officielle de la marque en 1965. La consécration arrive en 1966 avec le coupé Fulvia HF qui s'illustrera en rallye.
La fameuse Lancia Delta S4 dérivée du groupe B, très présente dans les courses de cotes en Europe nottament avec Bruno Lanello.
Il est commun de dire que les chanteurs morts continuent de vivre à travers leurs chansons. Pour les autos, si c'est d'abord le style, la carrière sportive voire l'innovation technologique qui les cantonnent au rang d'inoubliables, certaines restent mémorables par leur timbre de voix. La Lancia Stratos cumule avec sa ligne à couper le souffle, son palmarès long comme le bras d'un politique et ses vocalises qui résonnent encore dans la tête de ceux qui ont eu la chance de la voir passer en spéciale.
Le V6 Ferrari clipsé au centre de l'auto sait s'exprimer en bon italien. Bruyant mais mélodieux, il brosse un large spectre de tonalités différentes qui vous fait dresser le poil sur les bras puis, près de la zone rouge, vous fait frissonner l'échine. Ça marche à tous les coups.
Un régal dont on ne se lasse pas. Enfin, pas moi.
La réglementation de la FIA (Fédération Internationale Automobile) impose à tout constructeur automobile voulant participer au Championnat du monde des rallyes en groupe B de construire un minimum de 200 exemplaires du modèle qu'il veut faire participer. Cette même réglementation autorise le constructeur à faire évoluer 10% de la production minimum (soit 20 exemplaires) qui doit conserver les grandes lignes du modèle de série(???), architecture générale, cylindrée, système d'alimentation, etc. pour l'homologation en groupe B.
Cette mesure avait pour principe de pousser les constructeurs à utiliser un modèle sportif de leur catalogue pour participer au championnat du monde des rallyes au lieu de développer un modèle spécifique. Mais c'était sans compter sur la surenchère déclenchée par l'équipe Audi Sport qui a révolutionné le monde du rallye en apportant simultanément la transmission intégrale et le turbo. Les constructeurs engagés, ou désirant le faire, ont été obligés de suivre et bien évidemment, de faire encore mieux. C'est le cas de Peugeot, avec la 205 Turbo 16, il en est de même pour Lancia qui a créé cette fabuleuse mécanique : la
La Delta S4 est une berline d'exception. Je dis bien "berline" et non pas coupé, car si elle n'est qu'une "2 places", elle est loin d'être une "petite" voiture. Elle reprend la même calandre (à l'exception des optiques) et la même partie avant que la Lancia Delta HF. Mais la comparaison s'arrête ici. En effet on dirait vraiment que c'est la HF, mais avec un sac à dos, tellement le capot arrière est protubérant, principalement à cause des ouïes latérales. D'ailleurs les mensurations le confirment ; elle est plus grande que la berline 4 places dans toutes les mesures.
Mais la différence la plus importante est sous le capot. Car le moteur doublement suralimenté est un petit bijou de souplesse et de progressivité. Les ingénieurs LANCIA ont réussi le prodige d'acclimater le pur-sang à la route ; et ce n'était pas une mince gageur. Peugeot y a bien échoué !
L'intérieur de la voiture est aussi très réussi, avec un revêtement en alcantara imitation daim qui donne un ton très classe et chaud à l'habitacle.
Cet habitacle de caractère ne manque pas de chaleur, dans tous les sens du terme. A tel point qu'il a fallut distribuer la voiture avec la climatisation de série ! Et ce n'était pas courant en 1986 !
Il faut dire que la boite de vitesse, située entre les 2 siège est pour une grande partie responsable de cette chaleur ambiante, tout comme le moteur, collé à la cloison de séparation.
Mais bon, celui qui achète cette voiture sait ce qu'il l'attend. On ne mets pas 500.000 francs dans une voiture sans connaitre le produit.
Et c'est ce qu'il fallait débourser pour acquérir cette Delta S4 "Stradale".
Dernière curiosité : la voiture était équipée de pneus PIRELLI asymétriques.
C'est un fait suffisament rare pour être signalé.
Techniquement, bien que proche de sa grande soeur, la groupe B, la version ville de la Delta S4 affiche une puissance maxi de 250ch à 6750 t/mn, un couple de 30 mkg à 4500 t/mn pour un poids de 1200 kg.
Cette Grand Tourisme (n'est-elle pas trop "typée" pour être appelée ainsi ?) haute sur patte et souffrant de déhanchements déstabilisateurs est une berline hors normes dont le comportement routier est exceptionnel.
L'évolution de cette voiture ira démontrer son potentiel prodigieux sur les routes et pistes du monde entier.
Souvenez vous ! Il y a encore quelques dizaines d'années, la marque italienne Lancia faisait rêver avec ses bolides hors du commun qui ont marqué l'histoire et notamment en rallye.
Voici un best of de ses années folles au volant des Lancia plus monstueuses les unes que les autres!!!
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